Quand l'amour fait des ravages...
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Chapitre 5 : Amitiés

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Mélanie Amethyst Lewelynn
Admin


Verseau Messages : 155
Date d'inscription : 01/09/2009
Age : 22
Localisation : Le Vésinet

MessageSujet: Chapitre 5 : Amitiés   Mer 27 Jan - 17:28

5/AMITIES



Point de vue de Mélanie


On frappa à ma porte. Je me levais pour aller ouvrir, consciente de ma lenteur. Je découvrit une superbe petite blonde en train de trépigner sur place.

-Kate ?m'étonnais avec des accents endormis.

Elle acquiesça, heureuse que je l'ai reconnue. Il fallait dire que ce n'était pas bien difficile ; sa petite taille différait des autres Anges, ses yeux bleu très clairs pétillait tout le temps-ou du moins à chaque fois que je la voyais- de malice et ses cheveux blond vénitien, raides comme des baguettes, encadrait son visage angélique parfaitement comme si elle avait passé toute la matinée devant sa glace.

-Tu dormais ? me demanda-t-elle surprise en plissant le front.

Elle observait avec amusement ma tignasse non-coiffée qui avait la forme d'un nid de corneilles.

-En effet, baillais-je.

Elle pris un air perplexe.

-Oh ! s'exclama-t-elle. Mais, tu sais que l'on est en plein jour ?

Je hochais la tête puis réprimai un fou rire devant son air abasourdi.

-J'étais..., je ne savait pas vraiment comment lui expliquer sans parler de Jack, fatiguée, déclarais-je.

Elle goba mon mensonge sans vouloir plus d'explications et fit un geste de la main comme si le sujet était clos.

-Ca te dirais de faire du shopping avec moi cet après-midi ?m'interrogea-t-elle timidement.

Je bougeai énergiquement la tête, ravie par sa proposition. J'avais déjà Jack, Barnabé et maintenant, Kate.Une joie intense me submergea lorsque je me rendis compte que c'était ma première amie. Je sentais que cette nouvelle vie me plairais. Elle me lança un sourire éclatant puis tourna les talons pour s'apprêter à partir.

-Bon, éluda-t-elle, on se retrouve à trois heures dans grand hall.

Elle disparu. Je soupirai de contentement. Toujours dans ma bulle parfaite et sans trous, je me dirigeai vers la salle d'eau pour me débarbouiller, prendre une douche et me préparer. Je filai ensuite à la bibliothèque pour emprunter des livres. Je laissai mes doigts caresser les couvertures rêches des livres en cherchant un nom qui me donnerait envie.

-Bonjour, m'interpella une voix masculine qui ne m'était pas familière.

Je me retournai pour lui faire face.Je découvrit un homme châtain, très grand dont le visage était fendu d'un immense sourire.

-Bonjour, répétais-je avec un air las.

-Puis-je vous aider ?proposa-t-il à mon intention.

-Non.

Je lui lançai un regard en biais pour voir sa réaction. Ne se laissant pas démonter, il souriait toujours en me fixant de ses grands yeux gris foncé. Apparemment, le fait que je le repousse l'amusait et je compris, après l'avoir -une fois de plus- analysé, qu'il essayait de me draguer. D'accord. S'il voulait jouer je jouerais aussi. De toute façon je savais qu'il allait perdre. Je gagnais toujours à ce jeu là.

-Dans ce cas, reprit-il avec détermination, puis-je vous inviter ce soir, Mélanie ?

L'étonnement qu'il sache mon prénom trahit mes traits impassibles pendant un cour instant et je le sentit sourire encore plus. Je me détendis et lui sortit mon sourire le plus charmeur. Il parut satisfait, pensant sûrement qu'il avait gagné. C'était ma technique infaillible pour désappointer les gens. Je m'apprêtait à le rembarrer quand Jack intervint et répondit à ma place.

-Non, elle sera avec Barnabé, railla-t-il sèchement.

L'autre prit un air irrité. Il rouvrit la bouche en pivotant vers moi pour me demander autre chose mais Jack le devança.

-Et tout cet après-midi aussi, répondit-il -en crachant presque- à la question que le grand brun n'avait pas eut le temps de me poser.

Avec un air de haine absolue totalement destinée à mon protecteur il tourna les talon, non sans m'avoir lancé un clin d'oeil plein de sous-entendus.

-C'est ça, répliquais-je en sachant qu'il m'entendrait.

Jack m'entraîna vers le bureau de Barnabé. Il plaisir plutôt pervers monta en moi lorsque je me rendis compte que Jack m'avait défendue.

-Salut toi, lui soufflais-je discrètement.

Il me sortit un sourire en coin tout simplement sublime et je crus que j'allais m'évanouir tant il était beau.

-Alors, lançais-je sur le ton de la conversation, je dîne avec Barnabé ce soir ?

-Non, rigola-t-il pendant que son visage se fendais un un sourire triomphal. Mais tu dîne avec moi. Enfin, hésita-t-il, si ça te fait envie.

-Biensûr ! m'écriais-je accablée par la stupidité de sa question.

Me rendant compte de ma réaction bien trop excessive, je rougissais derechef en baissais les yeux. Je ne sais pas qu'elle expression il lut sur mon visage mais il pouffa. Je contemplais son visage aquilin et sans défauts. Pourquoi fallait-il que je tombe systématiquement amoureuse d'un homme beau à en mourir, bien plus beau que moi, si bien que, comparée lui, je ressemble à un épouvantail ?
D'abord Paul, mon ange des Enfers et maintenant Jack mon ange tout court d'une beauté inconcevable. Je ruminais sur ma banalité lorsqu'il m'appela. Je relevai la tête.

-Où veux-tu déjeuner ? fit-il en plantant ses yeux incroyables dans les miens.

Incroyables. Oui, c'était le mot. Il définissait parfaitement ses yeux bleu profond parsemés d'éclats d'or qui m'hypnotisaient littéralement. Je remarquai au bout de quelques seconde que la tête me tournai. Je trébuchais et Jack me rattrapa avec une facilité impressionnante.

-Mélanie, ça va ?s'inquiéta-t-il.

-Oui oui, assurais-je en détournant le regard pour ne pas tomber une deuxième fois.

Nous traversâmes en silence le grand hall puis la lumière du jour illumina ses magnifiques traits. Du soleil. Il n'y en avait presque jamais chez les Démons ce qui expliquait ma peau pale comme de la porcelaine. Je contemplais celle de mon destiné avec étonnement. Aussi livide que la mienne, on pouvait croire que c'était de la pierre. Décidément, j'avais beaucoup de questions à lui poser. Il contourna un véhicule et monta dedans. Je restai coite devant l'engin. Il s'agissait d'un mélange de Ferrarri et de Volvo grise argentée, à toit ouvrant et à vitesse Turbo. Une merveille. Jack descendit la fenêtre passager.

-Je me disait que l'on allait prendre ma voiture comme la tienne n'a plus d'essence, me précisa-t-il. Elle te plaît ?

-Et comment ! m'écriais-je en grimpant à l'intérieur.

Il me sortit un sourire ravageur et mon coeur eu un raté.Je repris mes esprits puis décidai d'observer le paysage. Nous roulions à une vitesse vertigineuse qui faisait que les palmier défilaient sans que je puisse les admirer. Toutes les maison étaient grandes, belles et surtout de la même couleur blanchâtre mêlée à du bleu ciel ; elle avait le don d'être douce et rassurante. Dans mon ancien chez moi, les couleurs était sombres, dures et froides. Les Démons aimaient représenter leur esprits diaboliques sous bien des formes ; les couleurs ténébreuses qui reflétaient leur âmes, les habits provocants pour montrer qu'ils défierait quiconque leur barrant le chemin ou encore leur langage tout à fait agressif. Ou comparée à ça, j'étais tombée tout droit au paradis ! Je grimaçai en me rappelant le nombre de fois où j'avais failli être violée ; mon frère m'avait toujours sorti d'affaire car il connaissait la ville comme sa poche. Non pas que je n'avais pas le sens de l'orientation mais ce n'était pas loin : j'étais très forte pour me fourrer dans des pétrin pas possibles, m'engouffrant dans des ruelles sombres et malodorantes. Je secouais la tête pour faire partir les images noires qui m'envahissaient. La route longeai l'océan qui s'étendait à perte de vue. Jack se gara et alla m'ouvrir galamment la portière.

-Où sommes nous ?

-Au Figerio Palagio. C'est le meilleur restaurant de la région, m'expliqua-t-il en m'emmenant vers l'endroit indiqué.

En effet, la luxueuse décoration ne me fit pas douter une seconde de ses paroles même si je savais parfaitement qui ne me mentait pas. Il quémanda une table tranquille face à l'océan qu'on lui donna directement. La lumière du midi jouait superbement avec ses cheveux bronze-blonds, un mélange qui lui allait à ravir. Nous commandâmes et je pris la première chose qui venait sur le menu.Nous nous scrutâmes en silence pendant un moment jusqu'à qu'il se penche vers moi pour me murmurer de sa voix de ténor.

-Bien, Mélanie Amethyst Lewelynn. Parle moi de toi.

La stupéfaction me pétrifia sur place. Comment ce faisait-il qu'il connaisse tant de choses sur ma petite personne alors que moi je ne savais rien de lui ? Mon deuxième prénom était la seule chose que j'étais -presque- sûre qu'il ignorait. Aussi bizarre soit-il, ma mère l'avait choisi car cette pierre précieuse représentait mon uniqueté. Le violet intense reflétait la beauté, l'ignorance, la simplicité et l'amour. La douceur et la sensibilité se mêlait au courage et à l'impétuosité. Cette pierre était, de bien des façon, aussi étrange que moi. Je fronçai des sourcil et mon front se plissa.

-Qu'y a t-il ?s'enquit-il doucement.

-Comment sais-tu autant de choses sur moi ? soufflais-je.

Son regard se fit songeur puis revint sur moi.Il arborait une moue irrésistible.

-Ton... vôtre histoire est, pour ainsi dire, la plue connue ici. Barnabé m'a éduqué comme il le fallait et m'a appris se qu'il fallait savoir.

Ce qu'il fallait savoir, me répétais-je.Je me rappelais notre première rencontre dans la grande salle remplie de vieux sages. Comment appelaient-ils cette assemblée déjà ? Le conseil, oui c'était ça. Apparemment, ces anciens grincheux avaient beaucoup de pouvoir et étaient respectés. Je n'en voyais pas les raisons.

-Dis moi, le Conseil, en quoi ça consiste ?

-Et bien, ce sont des sages. Tu dois sûrement te demander pourquoi nous les respectons.

Je souris. Il lisait dans mes pensées.

-Ils sont comme les protecteur de notre monde, reprit-il. Pour mener à bien notre survie, ils ont renoncé à l'amour et au mariage - par conséquent- car ils savent que les sentiments peuvent causer des mauvais choix. Nous les vénérons car cette décision est des plus difficiles.

Je comprenait mieux que bien combien une vie sans amour devait être pénible. Soudain, je me raidis, les yeux écarquillés par l'horreur. Le souvenir de notre rencontre maintenant m'épouvantait ; il était présent dans la foule, le conseil, ceux qui ont laissé leur coeur derrière eux pour sauver les leurs. Je revoyait parfaitement son magnifique visage me fixant. Faisait-il partie du Conseil ? Etait-ce pour ça qu'il voulait garder notre relation secrète ?
Il déchiffra mon expression puis tressaillit en saisissant ce qui m'horrifiais.

-Non, biensûr que non ! s'écria-til aussi choqué que moi. Je ne veux pas et je ne voudrais jamais en faire partie ! Barnabé c'est même opposé à cette idée.

Je me détendis mais un peu de tension restait dans l'air.

-Vous avez l'air très proche, Barnabé et toi.

-Et c'est le cas. Il s'occupe de nous depuis que nous sommes petits. C'est notre oncle.

-Et tes parents ?

-Mon père est mort et ma mère n'avait plus la force de nous élever toute seule.

-Oh ! Désolée, soufflais-je.

Il hocha la tête et le déjeuner arriva. J'avalais une bouchée de mes oeufs avec du bacon et je laissai échapper un gémissement de contentement. Mon destiné leva un sourcil amusé.

-Cette nourriture est bien meilleure que celle de la cantine de la villa !

Il éclata de rire et je faillis lâcher ma fourchette. C'était le plus beau son que je n'avais jamais entendu. Cette mélodie arpentait mon corps, me faisant des décharges électriques qui m'inondait de bien-être. Si je n'avais pas été assise, mes jambes flageolantes ne m'auraient sûrement pas soutenues. Cette musique ensorcelante me faisait perdre tous mes moyens. De plus, son haleine venait caresser doucement ma peau, l'arôme envoûtant ne m'aidant pas à ne pas défaillir.

-Mélanie ? me héla-t-il d'un ton mielleux.

Je relevais douloureusement la tête sachant que, dès que nos regard se seraient croisés, tout mon self-contrôle partirais en fumée. Ce fût le cas. Mes doigts agrippèrent nerveusement une de mes boucles et mes jambes devinrent aussi molles que du chewing-gum.

-Oui ? bredouillais-je.

-Tu es incroyable.

Je piquai un fard et je discernais qu'il réprimai un sourire narquois avec une énormément de mal. Je décidai de changer de sujet de discussion vu que celui-là était très embarrassant.

-Je vais faire du shopping avec Kate cette après-midi, marmottais-je.

-Pardon ?

Je contemplais son air ébahi.

-Kate ?

Je me mordis la lèvre inférieure, essayant de comprendre sa réaction.

-Heu... Oui ? fis-je totalement perdue. Elle est petite, blonde avec de grands yeux bleu. Pourquoi ?

Sa moue changea pour devenir moqueuse. Son regard, lui, exprimait de la compassion.

-C'est ma soeur.

Voilà qui expliquait le "nous" qu'il avait utilisé lorsqu'il parlait de son lien avec Barnabé.

-Elle est... très spéciale. Elle est l'extravagance et l'enthousiasme incarnés. Attention au dépenses pour les vêtements. Bonne chance !

J'avalais la boule qui s'était formée dans ma gorge. Il demanda l'addition. Je regardai l'heure. Deux heures cinquante. Ouille ! Il fallait que je me dépêche ! Mais je n'avais pas envie de le laisser partir. On n'avait tellement de choses encore à se dire. Il dut comprendre mon désarroi car il me sourit. Un sourire sublime sur un visage ne pouvant appartenir qu'a un dieu.

-Ne t'inquiète pas, me rassura-t-il, nous avons encore la soirée pour nous deux et des journées entières.

Je lui rendit son sourire et nous nous dépêchâmes pour arriver à l'heure. Nous arrivâmes en suffoquant dans le grand hall. Trois heures.

-Pile à l'heure, susurra-t-il. A ce soir.

Il caressa du dos de sa main ma joue puis partit d'une démarche d'une grâce inouïe. Quand Kate arriva, quelques secondes après, ma respiration était hachée mais pas à cause de notre folle course.

-Prête, me demanda-t-elle avec un sourire impatient.

Je murmurais un " oui" à peine audible et nous partîmes sous le soleil chatoyant.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://destinee-a-un-ange.forumactif.biz
Angelina Amber Wilson



Bélier Messages : 49
Date d'inscription : 27/01/2010
Age : 24

MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Amitiés   Dim 25 Juil - 15:47


AH lala j'aime trop cette histoire !!!!
Un truc de fou
Je passe a la suite !!!


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Chapitre 5 : Amitiés
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Composition du Chapitre
» [Story] BIONICLE The Yesterday Quest : Chapitre 2
» Lion El'Jonson:Primarque des Dark Angels 1 Légion/Chapitre
» Maitre de chapitre Archangels
» Une nouvelle amitié(libre)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: L'histoire :: Tome 1-
Sauter vers: