Quand l'amour fait des ravages...
 
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 Chapitre 1 : Seuls

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Mélanie Amethyst Lewelynn
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MessageSujet: Chapitre 1 : Seuls   Mer 3 Fév - 16:08

1/SEULS



Point de vue de Jack


L'enterrement avait eu lieu il y avait peine trois jours. Trois jours qui m'avaient semblé un éternité, trois jours qui avaient été pour moi un enfer. Allais-je pouvoir survivre à cela le restant de ma vie ? En étais capable ? Oui mais la question n'était pas là. Tout le monde pouvait y arriver, même dans le pire des états. La vraie question, celle qui comptait vraiment et que personne ne posait jamais ; Voulais-je réellement passer mon éternité seul, sans elle ?
Et là alors la réponse était celle que tout le monde savait déjà mais qu'ils redoutaient. Par exemple : mes soeurs. Kate et Angelina ne m'avaient pas lâché depuis le fameux jour ou mon âme toute entière était passée dans l'abysse sombre et insondable de la souffrance. Elles insistaient pour rester le plus clair de leur temps avec moi, délaissant Matt. De plus, elles ne cessaient de me répéter que j'étais le chef des Pierres Vitales, qu'ils comptaient sur moi. J'avais de la peine pour elles car elle savaient pertinemment que tout cela me laissait indifférent. Dans un sens, je les comprenaient ; j'étais leur frère, la seule source masculine qui ai veillé sur elles depuis qu'elles étaient nées. Elles avaient besoin de moi même si je ne m'en rendais pas vraiment compte, elles ne savait pas encore comment interpréter la suite de leur existence. Mais, de l'autre côté, je leur en voulais de ne pas essayer de me comprendre. La place où était mon coeur était vide à présent ; il avait été remplacé par un trou béant et ensanglanté. La femme que j'aimais l'avait emporté avec elle dans sa tombe, me retirant les deux sans que je puisse y faire quelque chose. Angie qui était la moins naïve des deux, étant avec Matt, ne pouvait pas nier que, sans lui, elle se résumait à une coquille vide. Quand tout le monde avait déserté la clairière et que je pleurais au côté du corps, elle m'avait dit qu'elle aurait ressentit la même chose et qu'elle n'aurait pas supporté cela.
Kate, elle, était encore la petite blonde qui s'était blottie contre moi lorsque elle avait peur, qui était venue se coucher dans mon lit et se cacher dans mon étreinte quand elle avait fait un cauchemar.
Au bout de trois jours interminables, j'avais enfin réussi à les faire partir pour passer une soirée avec Matt ou les autres. J'allais donc à la clairière, l'endroit où ce situait la tombe de ma destinée. Le soir caressait les arbres de sa pénombre et mon coeur de tristesse. Dans quelques heures, cela ne ferait plus trois journées mais quatre. Puis cinq, six, sept... Déjà imaginé un nouveau jour pareil que les précédents me terrifiait et me remplissait d'une douleur lasse et dure comme du béton. Elle ne voudrait jamais partir, elle n'aurait jamais une soirée à passer avec son bien-aimé. Elle me suivrait telle une ombre démoniaque qui pourchasse sa proie. Je deviendrais fou s'il fallait que je la supporte infiniment. Autant dire jamais.
Si Mélanie avait été enterrée là, c'était elle avait été partagée entre les deux camps. Elle n'aurait pas voulut choisir où nous l'entrerions. Alors nous avions choisi la frontière entre les deux mondes. C'était la chose la plus juste à faire après ce qu'elle avait fait pour nous.
Je m'approchais de l'endroit puis m'effondrais sur la pierre en caressant la matière douce et froide de mes mains.
Chaque fois que mon doigt revenait sur son prénom, le trou béant qui avait été mon coeur se déchirait encore plus. Mes genoux sur la pierre dure me faisaient mal, mes larmes brûlaient mes joues mais rien ne faisait plus souffrir que de l'avoir perdue. Je n'y voyait presque plus rien tant la douleur m'inondait de ses pleurs et de ses regrets.

-Mélanie, m'en voudras-tu si je te rejoins ?

Biensûr, elle ne me répondrais pas. Alors je prenais conscience que je mourrais déjà de l'intérieur, que plus rien ne se réparerait en moi. Il fallait juste que je finisse de mourir. Plus de souffrance ni d'agonie, juste le silence et la douceur de la présence de Mel. Cela me suffisait.
Comme elle l'avait fait quelques jours plutôt, je sortais mon pouvoir et visais mon torse. Plus j'y allais vite, plus je la rejoindrait plus rapidement.
"Mélanie, j'arrive !"



Point de vue de Paul



J'étais anéanti. Tout en moi refusait d'accepter un monde sans elle. Alors que j'allais une énième fois depuis trois jours à la clairière, je tombais sur Jack, l'Ange qui avait été l'homme de sa vie. Il était agenouillé sur la tombe en pleurant. Il parlait mais je ne l'entendais pas derrière le bruit de ses sanglots. Puis il se releva avec un regard sûr et rêveur, son pouvoir dansa sur ma peau et hérissa les cheveux de ma nuque.
Il allait se suicider. Même lui trouvait ce début de vie insupportable. Décidément, si je n'aimais Mélanie et qu'il n'était pas du camps adverse, nous aurions pu devenir amis.

-Ne fais pas ça, lançais-je au moment ou ses mains allaient toucher son torse.

Je devais avouer qu'il était courageux. Il voulait aller vite, se fichait de son existence tant qu'elle n'avait pas l'élément essentiel. Je pouvais dire qu'il m'avait prit de vitesse. Il sursauta et me fixa avec des yeux mi-rond mi-triste.

-Paul...

-Ce n'est pas ce qu'elle voudrait, continuais-je avec la ferme intention de le garder en vie.

Il baissa la tête et ses cheveux tombèrent devant ses yeux bleu qu'il releva après un instant vers moi.

-Je sais, souffla-t-il. Mais c'est si dur ! Chaque fois que je repense à elle je dépéris un peu plus et bientôt on devra me ramasser à la petite cuillère. Chacune de mes journées, je les passe à me morfondre sur mon sort, sur qui je suis encore et sur ce que je serais quand mon âme se résumera enfin à l'avoir perdue à jamais. Pour l'instant, je ne fais que comprendre mais lorsque je devrais l'accepter... je risque de le pas y survivre.

Il secoua la tête comme s'il regrettait à présent de m'avoir parlé aussi ouvertement, de m'avoir laissé apercevoir ses sentiments aux delà de ce corps d'Ange.

-Je te comprends, dis-je dans un murmure imperceptible.

Il ne répondit pas et je soutins son regard sans fléchir. A ses prunelles, il n'était pas près à perdre. Cela lui faisait peur car il savait qu'une petite défaite comme ça signifierait beaucoup plus que cela ne le devrait.

-Comment fais-tu pour supporter la douleur ? gémit-il sans me lâcher des yeux.

Ma mine se fit dure. Je ne le savais pas par instinct, je voyais juste mon reflet dans la clarté de ses yeux bleu, aussi limpides que de l'eau de roche. Je ne sus dire ce que cette expression m'inspirais mais, quand je me regardais à travers lui, les cheveux de ma nuque se hérissaient.

-Je ne la supporte pas ; je l'ignore.

Il soupira.

-Alors c'est que tu es plus fort que moi. Car je ne le suis pas assez pour arriver à l'ignorer.

Ou peut-être l'aimes-tu plus, suggérais-je dans mes pensée. Ce qui était sûr, c'est que je ne le dirais pas à voix haute. Cette idée m'horrifiait trop. Penser que lui serait mieux pour Mélanie m'étais toujours impossible. Soudain, il fonça les sourcils.

-Combien de vies avez-vous passé... en couple ? Je veux dire, avant celle-là ?

Je ne pris pas le temps de réfléchir.

-Sept. Sept siècles. Il resta bouche bée avant de balbutier.

-Sept... siècles ?

Je bougeais le tête de haut en bas.

-Laquelle t'a le plus marquée ?

-La première. Nous ne nous connaissions pas encore mais, dès que nos regards se sont croisés nous avons su que nous allions vivre une histoire d'amour à travers le temps. Les autres étaient tout aussi sublimes mais nous savions déjà que nous allions nous retrouver. De plus, dans la première, nous étions énormément éloignés. Je vivais à New York tandis qu'elle vivait à Paris. Dans toutes les autres, nous étions dans la même école, dans la même ville. Mais jamais jumeaux comme à présent. C'était comme... un amour impossible.

-Raconte-moi tout, s'il te plaît.

Je lui tendis la main et il la regarda sans comprendre.

-Je vais te montrer cette première vie. Ca sera plus simple qu'à raconter.

Alors, il se mit entièrement debout et attrapa ma main tendue dans sa direction.


Point de vue de Jack


J'étais dans la rue sombre et froide de Paris. Je m'étais perdu, apparemment. Je n'aurais jamais dû refuser l'aide du guide. Je coulais mon regard aux alentours, sur les restaurants où les gens riaient ou sur les petit cottages si accueillant. Tout était si différent qu'à New York ! Mais, après tout, j'avais toujours rêvé de venir ici. C'était aussi pour ça que j'avais tant d'année à apprendre le français.
Tout à coup, une femme passa devant moi. Une chevelure rousse comme le feu sortait de son écharpe si joliment entourée autour de son cou et elle marchait sur ses talons comme si elle glissait. Ses hanches se balançaient de gauche à droite, son corps fin athlétique était le plus beau que je n'avais jamais vu. Une robe grise sortait de son manteau noir qui s'arrêtait à la taille, modelant parfaitement bien sa poitrine. Elle se stoppa quand elle remarqua que je la contemplais et pivota vers moi. Alors mes yeux rencontrèrent les plus merveilleux yeux vert émeraude de la terre. Tout mon esprit était aspiré vers elle pour aller à sa rencontre et je ressentais l'irrépressible envie de la prendre dans mes bras. Je ne voulais plus la lâcher, je savais que c'était mon âme-soeur, que je venais d'avoir le coup de foudre. Jamais mon coeur avait autant battu dans ma cage thoracique, ma respiration s'emballait et il me semblait que je fondais sous sa beauté.
Un sourire irrésistible se dessina sur ses lèvres parfaites et elle s'approcha de moi doucement.

-Je peux vous aider ? me demanda-t-elle d'une voix envoûtante.

-Je... je cherche l'hôtel "Les quatre saisons", merci.

Ce n'était pas ma voix mais celle de Paul, un peu plus basse que la mienne. Alors je baissais les yeux sur ma tenue ; un costard gris foncé avec une chemise blanche en dessus, le tout en coupe américaine.

-Oh ! s'exclama-t-elle avec un petit rire. C'est assez loin. Mais je peux vous y amener, si vous voulez.

Alors j'acceptais en la remercient mille fois et nous mîmes en marche. Elle me jetait des petits coup d'oeil discrets et timides et je faisais de même. Mon Dieu qu'elle ne disparaisse pas d'un coup !
Au bout d'une trentaine de minutes, elle me proposa d'aller prendre un chocolat chaud car il nous restait encore dix minutes et qu'elle était gelée. Nous nous assîmes dans un café et nous mîmes à bavarder.

-Au fait, me lança-t-elle après avoir commandé un viennois, je m'appelle Elya.

Je lui souris. Quel beau prénom !

-Enchanté. Je mon nom est Edward.

Et nous parlâmes de notre vie à tout les deux. Elle écrivait des livres et, par chance, était célibataire. Elle parut déçue lorsque je lui racontais que je ne restais qu'une semaine avant de repartir en Amérique. Puis je l'invitais aux bal que mon hôtel organisait le lendemain. Elle sembla ravie et nous reprîmes notre marche. Je ne savais pas si je vivais un rêve mais je voulais en profiter un maximum.
Mon coeur la suivit quand elle prit un taxi et je la suivis du regard tant qu'il m'en était possible. Soudain, tout accéléra.
Je nous vis en train de danser, elle avait un magnifique robe verte qui allait avec ses yeux puis nous nous embrassions contre le piano quand le monde avait déserté la salle, un baiser doux, tendre, passionné.
Puis, encore deux soirée après, je nous vis rentrer dans l'hôtel, juste ultérieurement à un dîner en tête à tête inoubliable, elle tirant sur ma cravate et moi la suivant en la tenant par la taille. Arrivés à ma chambre, nous nous embrassâmes, encore et encore jusqu'à en passer notre première nuit. C'était tellement bon de sentir son corps contre le mien, sa poitrine écrasée contre mon torse et nos sueurs mêlées... que j'en oubliais le reste. Il n'y avait plus qu'elle et moi.
La semaine passa à une allure trop rapide et elle pleura. Je la prit dans mes bras avec l'horrible envie de pleurer, moi aussi. Je la quittais tel un zombie, la laissant seule dans cette chambre d'hôtel. Quand je fus arrivé à l'aéroport, je compris que ma vie ne se résumais plus qu'à elle à présent. Alors je rentrais et la trouvais endormie sur le lit, une larme restée en suspense sur une de ses joue. Quand elle se réveilla, se jeta à mon cou et je lui promis de rester. J'emménageais dans son appartement qui devint notre logement de couple.
Un mois passa, et notre désir et amour fou de cessait d'augmenter. A chaque fois que je me réveillais avant elle, je la contemplais en train de dormir, cet Ange qui m'avait ensorcelé. Chaque jours je voulais les passer à ses côtés, chaque nuit je la voulais contre moi. Bref, je voulais passer mon existence avec Elya.
Je la demandais en mariage. C'était une idée saugrenue et trop précipité mais nous savions tous les deux qu'elle et moi, ça serait pour l'éternité. Nous n'aurions pas à le regretter. Vint l'instant ou le prêtre me demanda si je voulais l'épouser, pour le meilleur ou pour le pire, sous un arbre immense près de la Seine. Il n'y avait personne à part nous et le prêtre.

-Oui, je le veux, annonçais-je, heureux comme jamais.

La question fut posée à la femme de ma vie.

-Oui, je le veux, dit-elle en plongeant son regard dans le mien avec un immense sourire. Et pour l'éternité.

Et là, nous nous embrassâmes, nos lèvres se lièrent et la douceur de l'amour me fit comprendre que ce serait elle, et pour toujours, qui guiderait mon coeur.

_____________________________________________________



Toute l'image devint floue et je fus projeté des souvenirs de Paul. Je tombais à genoux, les jambes tremblantes et le souffle court. Je l'avais revue, ou de moins, j'avais vu Elya. Elle était la même et je me rendais enfin compte ce que Paul avait vécu quand elle s'était arrachée à la lui dans cette vie. Cette rencontre qu'il m'avait montrée, était la plus belle que je n'avais jamais vue. La notre était assez brutale, surtout à cause de moi, un idiot fini.

-Alors ? me demanda Paul en se pressant les paupières de ses doigts, les yeux fermés. Cela devait être dur pour lui de m'avoir montré cela, un moment très intime entre Edward et Elya.

Je n'eus pas le temps de répondre car un homme blond aux yeux bleu sortit brusquement des arbres, se dirigeant d'un pas décidé vers nous.
Sans que je m'en rende compte, j'avais projeté mon pouvoir sur la pierre tombale et fait apparaître le corps de Mélanie à côté. Comme elle était immortelle, son corps était resté intacte, toujours aussi beau. Heureusement.
L'inconnu s'arrêta devant moi et je reconnus avec étonnement les traits de Paul.

-Michel ? bafouillais-je.

-Plutôt Alex, rectifia-t-il.

-Comment... pourquoi es-tu vivant ?s'étrangla Paul qui venait de comprendre qu'il avait son père en face de lui.

-C'est Mélanie. En se sacrifiant, elle m'a donné son âme. Son regard balaya de cadavre de sa fille d'un air douloureux. Mais passons. Je sais comment la sauver.
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