Quand l'amour fait des ravages...
 
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 Chapitre 19 : Derniers moments

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Mélanie Amethyst Lewelynn
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MessageSujet: Chapitre 19 : Derniers moments   Dim 25 Juil - 17:56

DERNIERS MOMENTS




Point de vue de Mélanie

Nous arrivâmes directement dans le pack à côté de notre ancien chez moi. Avant, j'y faisais assez souvent du jogging pour me divertir. Mais ça avait surtout été un endroit où j'avais passé de bon moments avec mon frère. Ce pack ressemblait à une mini forêt avec une rivière propre comme jamais vu et un petit point en bois. Personnellement, je le trouvais très sympathique et accueillant. Mon frère lâcha ma main pour me scruter avec un sourire malicieux. Puis il enleva son t-shirt avec une sensualité innée. L'inquiétude s'installa quelque peu dans ma tête sans vraiment prendre de l'importance. Son air était trop enfantin pour qu'il me saute tout à coup dessus. Mon imagination allait des fois un peu trop loin.
Ses chaussures furent projetées sur le côté, son pantalon retroussé jusqu'aux genoux et il sauta dans le ruisseau à pied joints. L'eau gicla tout autour de lui sans le toucher et partit de tout les côtés, ne me ratant pas au passage. Je restais figée, la bouche entrouverte, trempée de partout et les yeux écarquillés par la surprise. Le sourire de Paul se fana quelque peu et il attendis patiemment que je lui cries dessus. Tout à coup, j'éclatais d'un rire sincère, faisait partir mes chaussures d'un sec mouvement de pied et m'élançais à mon tour dans l'eau. Comme j'avais un short, il n'y avait aucun problème comme pour le jean de mon jumeau. Ce fut à son tour de se faire éclabousser. Il prit la même position que moi, se moquant encore une fois. Avec l'aide de mes pouvoirs, je lui envoyais une sauce qu'il n'était pas prêt d'oublier. Il se la prit en pleine figure et j'eus un sourire mi angélique mi sadique. Après avoir repris ses idées, il se précipita sur moi tel un chien qui courait après sa balle et je me mis à courir au ralenti dans l'eau. Il me rattrapa assez vite et s'effondra de tout son poids sur moi, me clouant au sol dans l'eau fraîche mais pas froide pour autant. J'essayais de le repousser et de le noyer à son tour mais il m'en empêchait. Enfin, je le faisais basculer et il se cassa la figure sur le côté. Je le chevauchait pour ne pas le laisser partir et explosais de rire. Biensûr, il me suivit, tout aussi hilare que moi.

-Ca faisait un bon bout de temps que l'on avait plus joué comme ça, réussis-je à dire d'une voix essoufflée.

-C'est sûr, lança-t-il de la même façon. Il plongea son regard dans le mien. Tu m'as manqué Mel. Quand je t'ai vu le soir de la pleine lune avec lui j'ai... j'ai cru que ça ne serais plus jamais pareil entre nous. Même quand je t'ai serrée dans mes bras... je t'ai sentis lointaine.

Il déglutit avant de continuer. Quand à moi, je ne savais quoi lui dire quand il aurais terminé. J'avais eu peur moi, aussi. Peur de le perdre lui, et nos liens si forts. Mais apparemment, rien n'avait changé. Et c'était très bien ainsi.

-Je me suis trompé. Et, pour une fois, j'en suis plutôt heureux ! On s'est amusés comme des fous, comme quand on avait quatorze ans.

Nous nous levâmes et allâmes nous coucher sur l'herbe. Je préférais que l'on parle au sec. C'était mieux que de rester dans l'eau. Partager des souvenirs avec Paul à toujours été marrant... plus pour lui que pour moi. Mais bon.

-On était sur la plage en vacances avec Maman et Mark. Je me rappelle que l'on jouait au Frisbee. On était devenus de vrais fortiches vu que l'on ne jouait qu'à ça. Bref, on se faisait des passes et à un moment, je t'avais lancé le frisbee trop bas, en direction du ventre. Et là, tu nous avait fait le nija avec une petite pirouette magnifique. Par contre l'arrivée...

Il pouffa puis éclata d'un rire tonitruant en se tenant les côtes.

-Arrête ! Je me suis pris le sol en pleine figure et j'ai mangé le sable, me plaignis-je. Je ne réussis qu'à augmenter son hilarité.

-Oui et tu as continué d'en cracher une heure après ! ricana-t-il.

Je plissais les yeux puis pouffais malgré moi. Ce n'était pas ma faute s'il avait le rire communicatif. Nous continuâmes de se remémorer nos moments ensembles, les meilleurs comme les pires. Toute notre vie passée tout les deux défila dans nos paroles, nos rirent et parfois, presque mes larmes. Rien ne s'échappait, tout était rafraîchit dans ma mémoire. C'était incontournable.

-Tu ne t'inquiète pas pour demain ? demandais-je après deux bonnes heures de bavardage.

-Si. Mais pas pour ton choix. Pour toi. Je sais que ce n'est pas facile et j'aimerais bien t'aider. Non, pour la décision, je te fais confiance.

Alors le silence se plaça doucement entre nous et je me rapprochais de son corps. Ses bras m'attirèrent à lui et je posais ma tête sur son torse. Il enfouit sa tête dans mes cheveux tandis que je caressais son bras. Chacun de nous deux savait que s'il parlait, ça ne serait pas de choses heureuses. Aussi, personne n'ouvrit la bouche.
A un moment, j'amenais ma montre devant mes yeux. Midi. Je devais aller retrouver Jack. Je me levais doucement sur les coudes et détaillais ses prunelles. Il avait compris et il ne voulait pas me laisser partir. Je reconnaissais chacune de ces expressions et chacun de ses regards. Je savais exactement ce qu'ils signifiaient comme si c'était mes propres sentiments. Parce que j'avais appris à le connaître par coeur et l'inverse.

-Je t'aime Paul, soufflais-je.

-Je t'aime aussi et je t'aimerais toujours Mélanie. Il me serra une dernière fois dans ses bras et je déposais un baiser à la commissure de ses lèvres.

-A bientôt. Nos regards se croisèrent en signe d'au revoir puis je me téléportais.

J'arrivais dans le hall, le préférant pour une fois à ma chambre. J'appelais Jack par pensé et il arriva dans un nuage de fumée. Je ne m'en étais pas rendue compte mais j'avais les yeux humides. Je les fermais, comptait jusqu'à dix en me concentrant sur ma respiration et les battements de mon coeur. Il ne fallait pas pleurer. Il me prit doucement la main et murmura :

-Tu es prête ? Je relevais la tête.

-Prête à quoi ? Il ne répondit pas et nous disparûmes. Quand le sol réapparut sous mes pieds tout le paysage avait changé. Je n'avais pas besoin de demander ou nous étions. Je reconnaissais l'endroit que j'avais vu dans mes rêves. De mon premier rêve, plus précisément. C'était une grande villa blanche planté dans un paysage à moitié désertique mais fascinant. Je tournais la tête mais je savais déjà que j'allais y trouver : la plage. J'avançais en sa direction et me déshabillais. J'entendais Jack derrière moi qui faisait de même puis je plongeais dans l'eau. Mon Ange me rejoignis et une passion folle s'empara de nous. Nos corps nus se collèrent, avides l'un de l'autre. Je ne voulais plus le lâcher. Si c'était nos derniers moments ensembles, je les voulaient mémorables. Car cette guerre se fera demain. Le jour d'après qui était venu trop vite.Tout était précipité, trop rapide. Je n'étais pas prête. Et peut-être ne le serais-je jamais, pensais-je.
Nos baisers se faisaient plus profond, plus tendre et langoureux. Je fis passer tout l'amour que j'avais pour Jack dans ceux-ci. Puis je me donnais à lui, toute entière. Un désir intense régnait entre nous et le désespoir avait rejoint la partie. Le désespoir de ne peut-être plus jamais se revoir, ne plus jamais passer des moments pareils ensemble. Puis nous sombrâmes. Quand j'émergeais, j'étais couchée sur son corps, la tête posée sur son torse. Nous avions échoué sur la plage à un moment dont je ne me souvenais point. Il embrassa mon front pour me montrer qu'il était éveillé. Et là alors, je décidais de lui confier tout ce que je ne lui avait pas dit. Mais d'abord, je voulais savoir une chose.

-Où sommes nous au juste ? Je connais l'endroit de vue mais je ne sais pas à qui il appartient.

-C'est la villa que mon père avait acheté à ma mère. Quand celui-ci est mort, ma mère me la dédié en me disant que je l'offrirais à la femme de ma vie. Cette maison est immense et très belle. Je ne compte même pas le nombre de chambres ! Et
maintenant elle est pour nous deux.

J'en eus les larmes aux yeux. Oui, encore une fois. Soudain, il haussa un sourcil comme si il venait de se remémorer quelque chose qui l'avait surpris.

-Comment connais-tu cet endroit au juste ?

Je réfléchis un instant pour me demander comment j'allais pouvoir lui dire. Enfin, je décidais de commencer par le début.

-Jack, ne t'ai tu jamais demandé pourquoi j'étais venue m'installer chez les Anges, tout prêt de toi ?

Il cligna des yeux puis secoua la tête.

-Non. J'ai pensé que c'était le hasard.

-Ce n'est pas le cas. Un soir, j'ai fait un rêve différent de tous ceux que je faisais normalement. La plupart de mes rêves jusqu'ici n'avaient aucuns sens mais celui-ci en avait un. Il y avait cet endroit, dis-je en montrant l'espace d'un grand geste de bras, toi et moi.

-Moi ?

Il semblait ébahi et je le comprenais. Je ne le connaissais pas mais j'étais tombée amoureuse de lui dans mes rêves. J'étais tombée amoureuse d'un inconnu.

-Oui. Tu m'as dit que tu m'aimais. J'étais malheureuse avant ça mais quand tu es arrivé tout était beau et chaud. C'a été le premier rêve où tu étais. Il y en a eu d'autres. Comme un sur cette plage. Mais presque à chaque fois, le rêve se terminais mal. Soit tu disparaissait, soit tu ne me voyais pas. C'était de la torture. Donc, à la fin, j'ai décidé de partir te rejoindre.

-C'est pour cette raison que tu es venue ici ? Pour moi ?

-Oui. Il m'embrassa avec cet air toujours aussi étonné.

-Je l'ignorais.

Je lui fis mon plus beau sourire et nous allâmes prendre un douche ensemble. J'étais heureuse de lui avoir fait part de tout ça. Je n'en avais encore parlé à personne d'autre. Ces rêves prouvaient au moins une choses : mon amour à son égard avait commencé alors que j'étais à des kilomètres de lui.
L'eau chaude coulaient le long de ma colonne vertébrale tandis qu'il me serrait par derrière. Je fermais les yeux et oubliais tout ce qui nous entourait. A ce moment même, il n'y avait que nous, rien que lui et moi. Ensembles. Je voulais rester pour l'éternité ainsi, blottie dans ses bras. Malheureusement, l'eau chaude s'en alla et nous sortîmes.
La villa était vraiment magnifique et pouvais en effet contenir énormément de monde. Jack me fit descendre de l'autre côté, dans une véranda. Il y avait un canapé qui se balançait, comme dans les îles paradisiaques. La vue était splendide : cocotiers, sable doré et mer turquoise. J'allais m'asseoir et me poussais d'avant en arrière en contemplant la pièce. Elle semblait moderne, la peinture n'était aucunement écaillée et le parquet avait cette couleur miel tant recherchée dans certains pays. Mon regard revint sur mon Ange qui me regardait, attendant ma réaction.

-Cette véranda est magnifique, lui lançais-je en souriant. Il me rendit mon sourire mais en dix fois plus beau : éclatant et tout simplement irrésistible.

Ses yeux blonds retombaient en avant, me cachant un peu ses yeux polaires qui m'hypnotisaient tout le temps. Il vint s'asseoir près de moi et me serra contre lui. Nous nous étions rhabillés entre temps, moi avec des bottes pas du tout chaudes et pratiques pour courir, une petite jupe en jean qui finissait de façon à croire qu'on l'avait coupée aux ciseaux et un haut en col V marron, lui avec un jean qui lui allait à merveille et une chemise ouverte sur son torse imberbe. Si la pleine lune n'était pas si proche, je lui aurait sans doute sauté dessus et léché cette veine qui pulsait dans son cou. Au lieu de ça, je suçotait gentiment l'eau sur son téton et l'embrassais.
Le soleil baissait dans le ciel et je savais que se serait l'ultime nuit avant l'aurore. Nous allâmes nous coucher sur le lit d'extérieur, l'un contre l'autre. Les mots d'amour et les caresses fusèrent entre nous pendant que nous regardions les étoiles. Il y en avait plein. Mais une en particulier attira mon attention. Car en elle, je vis Jack. Elle brillais plus que les autres, d'une façon très belle et bleutée. Comme avec mon Ange, j'avais peur qu'elle s'en aille, qu'elle s'éloigne de moi. Quand à moi, j'étais le jour. J'arrivais et je l'a faisait partir, elle ainsi que tous les autres. Etais-je obligé d'être le jour ? Ne pouvais-je pas échanger contre la nuit ?
Question débile : c'était mon destin. Mais ai-je vraiment envie de l'accepter ? Non.
Je m'endormais et mes rêves furent rempli d'amour et de désastre. On ne se demande pas ou je vais chercher tout ça. Puis le matin arriva trop vite, ainsi que mon réveil. Je me levais ainsi que l'homme à mes côté et nous marchâmes main dans la main avant de nous téléporter.
Etais-je prête ? Non. Qu'allais-je faire ? Je n'en savais rien.

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